Mondial 2014 : Romario craint que la Seleçao ne franchisse même pas le premier tour

L’ancien attaquant vedette du Brésil, Romario, aujourd’hui député fédéral, craint que la Seleçao ne franchisse même pas le premier tour du Mondial 2014, qu’elle jouera à domicile.

“Si le Brésil continue à jouer le même football que celui qu’il nous a montré, on court le risque de ne pas passer la première phase”,

a-t-il prévenu vendredi, dans le quotidien O Globo.

L’ancien buteur de la Seleçao et de Barcelone a critiqué à plusieurs reprises la préparation de l’organisation de la Coupe du monde, en particulier face aux exigences de la Fédération internationale du football.

“La Fifa veut se substituer à notre souveraineté, elle veut donner les ordres dans notre pays”,

a dénoncé Romario.

Le gouvernement brésilien et la Fifa s’opposent sur un projet de loi local qui prévoit des entrées à moitié prix pour les personnes de plus de 65 ans et les étudiants – conformément à la législation brésilienne – et interdit la vente de boissons alcoolisées dans l’enceinte des stades.

Socrates : L’homme au poing levé est mort

L’homme au poing levé est mort. Et la démocratie brésilienne pleure. Au pays où le football est un sport sur lequel on ne plaisante pas, la disparition d’une légende du ballon rond prend des allures de tragédie nationale. Mais lorsqu’il s’agit d’un footballeur doté d’une conscience politique rare, ayant donné ses lettres de noblesses à la Seleçao en portant le brassard de capitaine de la sélection de rêve en 1982, une époque où sévissait la dictature militaire et où le football n’était pas encore une discipline scientifique ni athlétique, c’est toute une génération qui se prend à feuilleter les pages de sa propre histoire. Avec une nostalgie revendiquée.

Depuis dimanche, le jour de l’annonce de la disparition, à 57 ans, de Socrates Brasileiro Sampaio de Souza Vieira de Oliveira, dit Socrates, les médias sont revenus en boucle sur le parcours de ce diplômé d’une faculté de médecine au nom de philosophe, capable d’enchanter le monde par son jeu souple et élégant. Douze pages consacrées au “Docteur” dans le quotidien Folha de Sao Paulo. Plus d’une heure d’entretien radiophonique datant de 1983 et mis en ligne sur le site d’O Estado de Sao Paulo où l’on entend sa voix grave évoquer son goût pour la musique et les joies simples du jeu. En “une” d’O Globo, la photo venue immortaliser la minute de silence observée par les joueurs du Corinthians, le club où Socrates avait imposé sa marque au début des années 1980. Une minute au centre du terrain, les poings levés.

Socrates et ses buts les plus fous. Socrates et son jeu de tête. Ses talonnades, ses passes au millimètre qui calmaient et orientaient ses coéquipiers. Socrates et ses défaites magnifiques aussi. Avec ces titres de champion du monde qui lui ont échappé, après deux campagnes aussi belles qu’infructueuses, l’une arrêtée en phase de poule par l’Italie (1982), l’autre en quarts par la France (1986).

On a rappelé son goût prononcé pour l’alcool. “Un compagnon comme la cigarette”, avait-il dit encore cet été, peu avant sa première hospitalisation au mois d’août. Son engagement aussi de médecin dans les favelas de Sao Paulo. Comme en écho à cette photo où le joueur, la main sur le coeur durant l’hymne national, porte un bandeau dans les cheveux avec l’inscription : “Le peuple a besoin de justice”.

Socrates, c’est la figure de l’idéaliste en décalage avec le monde moderne. L’empreinte d’une philosophie de la vie où justice sociale rime avec vertu majuscule. Socrates a été et restera l’empêcheur de penser en rond, intimement lié aux années les plus sombres du pays lorsqu’il fut le premier grand joueur sud-américain à s’opposer à la dictature.

Avec un courage inouï, épaulé par quelques membres de l’équipe, l’insurgé-footballeur prit la tête de la “démocratie corinthiane”, une expérience d’autogestion au sein de son club des Corinthians qui constitua un formidable mouvement d’opposition à la junte militaire en place depuis 1964.

L’aventure débute en 1981. Le club est au plus mal. Les résultats catastrophiques. A la surprise générale, les dirigeants de l’époque décident de confier la direction de l’équipe à un jeune sociologue et ancien leader universitaire, Adilson Monteiro Alves. L’homme se tourne vers les joueurs et demande quelles pourraient être leurs propositions pour sortir le club de la crise. C’est l’étincelle. Socrates y voit l’occasion de changer le mode de fonctionnement de l’équipe et la possibilité d’installer la démocratie à l’échelle du club. Les réunions s’enchaînent. Progressivement, les joueurs prennent le pouvoir.

Les décisions sont élaborées collectivement. Le mode d’entraînement, le système de jeu et la redistribution des bénéfices sont mises aux voix. Surtout, les joueurs des Corinthians enterrent le mythe du footballeur soumis à la discipline, au régime, à la musculation, comme le rappellent justement les journalistes Stéphane Régy et Chérif Ghemmour.

“Peu de Brésiliens ont la possibilité de faire des études, et donc d’acquérir des notions de politique, dira Socrates. Nous leur avons inculqué cette culture en utilisant la langue du football.”

En 1982, le premier entraîneur élu est Ze Maria, démocrate, conseiller municipal et ex-champion du monde de 1970. Très vite, l’équipe domine le championnat de Sao Paulo. Deux mots sont inscrits au dos de leurs maillots : “Democracia Corinthiana”.

Pour les premières élections au suffrage universel du gouverneur de Sao Paulo, les joueurs revêtent un T-shirt floqué d’un message incitant à aller voter. L’année suivante, à l’occasion de la finale pauliste, ils entrent sur le terrain avec une banderole “Gagner ou perdre, mais toujours en démocratie”. Un nouveau pied de nez à la junte. Accentué par Gilberto Gil qui ira jusqu’à composer une chanson en l’honneur de la démocratie corinthiane. En 1984, Socrates rejoint l’équipe italienne de la Fiorentina. La “démocratie corinthiane” s’éteindra l’année suivante, au moment de la transition démocratique au Brésil.

Dimanche, le jour de sa mort, les Corinthians ont remporté le championnat brésilien. Un sacre que Socrates n’avait jamais décroché. Le même jour, en Italie, un supporteur de la Fiorentina avait inscrit sur une banderole :

“Le Docteur s’envole au Ciel pour faire une talonnade à Dieu”.

Le bel hommage. Ne manquait que la référence au poing levé.

Nicolas Bourcier _ Le Monde
Article paru dans l’édition du 08.12.11

Ronaldo jouera une derniére fois pour la Seleção

Les fans de Ronaldo ont de quoi se réjouir. Après avoir annoncé sa retraite le 14 février dernier, l’attaquant brésilien portera une dernière fois le maillot de la Seleção à l’occasion d’un match amical programmé le 7 juin prochain face à la Roumanie. Le meilleur buteur de l’histoire de la Coupe du monde avec 15 réalisations aura l’occasion de faire ses adieux à une Canarinha qui lui a offert deux titres de champion du monde, en 1994 et en 2002. Et de recevoir “un hommage mérité”, comme l’a assuré le président de la Fédération brésilienne, Ricardo Teixeira.

“Vous avez déjà quelque chose de prévu pour le 7 juin? Passez au Pacaembu pour que l’on fasse la fête ensemble”. L’invitation est lancée. Sur son compte Twitter, Ronaldo a fixé mercredi un dernier rendez-vous à ses fans, renvoyant vers le site officiel de la Fédération brésilienne de football (CBF) qui annonce un match amical entre le Brésil et la Roumanie avec la participation du double Ballon d’Or (1997, 2002). L’occasion de voir une dernière fois en action Ronaldo, qui a accepté de rechausser les crampons après avoir discuté avec le président de la CBF, Ricardo Teixeira, alors qu’il avait annoncé sa retraite le 14 février dernier, lassé par les blessures à répétition.

“Ronaldo mérite un match d’adieu et les fans de football brésilien beaucoup plus encore de le voir une dernière fois avec l’équipe nationale du Brésil dans un stade du pays”, a annoncé Teixeira alors que Ronaldo foulera la pelouse du Pacaembu, stade de son dernier club, la formation pauliste des Corinthians.O Fenômeno y a sévi de décembre 2008 à février dernier, inscrivant 35 buts en 69 matches. “Je suis sûr qu’il y aura une grande fête à la hauteur de la carrière de ce grand joueur, un des meilleurs que j’ai vu à l’oeuvre”, a poursuivi l’idole auriverde.

Comme Pelé et Zico

L’ancien joueur du PSV Eindhoven, du Barça, de l’Inter Milan, du Real Madrid et de l’AC Milan aura donc droit au même hommage que Pelé et Zico en leur temps. Une distinction logique pour celui qui a marqué la Canarinha de son emprunte, inscrivant 62 buts en 97 sélections et raflant deux titres de champion du monde, en 1994 (remplaçant) et en 2002 finissant meilleur buteur du tournoi asiatique avec 8 réalisations. Un total que Ronaldo aura finalement porté à 15, un record.

Le Brésil fête les 70 ans du roi Pelé

Depuis samedi, Pelé a 70 ans. Le Brésil lui rend un hommage unanime, prouvant qu’il reste le “roi” trente ans après avoir raccroché ses crampons.

Le roi a la santé

“Le meilleur cadeau pour mes 70 ans est d’avoir la santé, la reconnaissance et l’amour de tous ceux qui m’ont soutenu et encouragé pendant toutes ces années, partout dans le monde”, a déclaré Pelé à la presse locale.
Edson Arantes do Nascimento, alias “Pelé”, est né le 23 octobre 1940 dans une famille pauvre de Tres Coraçoes, une petite ville de l’Etat de Minas Gerais.
Encore enfant, il part vivre avec ses parents dans l’intérieur de l’Etat de São Paulo, à Bauru, où il vend des cacahuètes dans les rues.

Des chiffres à records

Il s’initie tout petit au ballon rond et à 16 ans il entre à Santos (São Paulo) où il jouera pendant vingt ans jusqu’à son transfert au Cosmos de New York dans les années 1970 pour 7 millions de dollars, un record à l’époque.
Très tôt il s’est fait remarquer par sa maîtrise du ballon, jouant aussi bien des deux pieds et marquant de la tête comme personne à l’époque.
Jusqu’à aujourd’hui, Pelé est le symbole du football “samba” brésilien: il a marqué 1.284 buts au cours de 1.115 matchs pour Santos, 114 pour la “Seleçao” brésilienne et 56 pour le Cosmos.

Hommage unanime

Le célèbre maillot numéro 10 a remporté trois Coupes du monde en 1958 (à 17 ans seulement), 1962 et 1970, deux Coupes Libertadores et deux Coupes Intercontinentales (1962-63).
La Confédération brésilienne de foot lui a rendu hommage ce week-end dans le cadre de la 31e journée du championnat brésilien.
Le président de la CBF, Ricardo Teixeira a tenu à “remercier, comme tout Brésilien, le crack pour ses conquêtes qui ont ouvert la voie à cinq coupes du monde”.
Le club de Santos, que Pelé a aidé à remporter 45 de ses 88 titres, a préparé un événement spécial: dimanche dans le stade Vila Belmiro face au Gremio Prudente, le jeune prodige Neymar, 18 ans, revêtu un maillot avec le numéro 70.

De Pelé à Neymar

Les medias ont commencé depuis plusieurs jours à publier et diffuser des programmes et éditions spéciales rappelant le fabuleux parcours “du meilleur joueur de tous les temps.
Pelé a su entretenir sa célébrité grâce à son sens des affaires qui l’ont transformé aussi en as de la publicité.
Il a également joué dans une douzaine de films brésiliens et étrangers et s’est essayé à la chanson.

Il gagnerait 18 millions de dollars par an

Selon le quotidien Corriere dello Sport, le “roi” gagne 18 millions de dollars annuels par an, plus que de nombreux joueurs de dimension mondiale.
Sa ville natale de Tres Coraçoes, à 300 Km de Belo Horizonte mise sur lui pour attirer les touristes lors de la Coupe du monde en 2014: un musée Pelé y sera construit ainsi qu’une réplique de la maison où il a vécu.
Pour la majorité des Brésiliens, Pelé reste le plus grand de l’histoire du football mondial, devant l’Argentin Diego Maradona, même si sa vie hors des terrains n’a pas toujours fait l’unanimité.

Le successeur impossible ?

Il a notamment dû quitter son poste de ministre des Sports (1995-2001) après un scandale de corruption.
Il a eu sept enfants reconnus, dont cinq issus de deux mariages.
Après trois décennies, le Brésil cherche encore le successeur du maillot 10 car ni Zico, Socrates, Ronaldo, Romario, Kaka, Robinho ou Ronaldinho n’ont détrôné le “roi”.

Source : http://fr.sambafoot.com

Dieu fera gagner le Brésil au Mondial 2014 selon Lula

Le président du Brésil, Luiz Inacio Lula da Silva, a plaisanté mardi avec son homologue d’Argentine Cristina Kirchner que Dieu avait laissé éliminer la Seleçao au Mondial-2010 en Afrique du Sud pour qu’elle l’emporte en 2014 devant son public.

“Comme je crois en Dieu, je suis convaincu qu’il nous a plongés dans le fiasco sud-africain pour que nous gagnions en 2014″ au Brésil, a assuré Lula devant Mme Kirchner, en marge du sommet du Mercosur en Argentine.

“C’est désolant que Maradona soit déjà parti, mais j’espère que l’Argentine n’a pas perdu la Coupe du monde 2010 en pensant gagner celle de 2014. Dites-le aux joueurs argentins”, a encore ajouté Lula à propos de l’échec de l’Albiceleste et du non-renouvellement du contrat du sélectionneur Diego Maradona.

Le Brésil a été éliminé en quart de finale du Mondial-2010 par les Pays-Bas (2-1) et l’Argentine s’est inclinée devant l’Allemagne (4-0) au même stade de la compétition.

Lula a conclu qu’il espérait voir l’Argentine se qualifier pour le Mondial-2014, parce qu’“un Mondial sans l’Argentine n’est plus un Mondial”.

En 1950, lors de la dernière Coupe du monde organisée au Brésil, la Seleçao avait perdu face à l’Uruguay 2 à 1 lors du dernier match décisif.

Source : AFP